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Mon chien et la différence

J’ai un chien magnifique, un Golden Retriever, Capucine. Ma bibite à poils aime la compagnie et chaque nouveau visiteur à la maison est une occasion en or pour elle de faire la fête.

À peine quelques semaines de vie dans le corps, cette petite bête a découvert son nouveau foyer, notre maison. Il fallait bien évidemment mettre le nez dehors. Allez hop, petites ballades dans les rues de Montréal, Capucine vit de nouvelles aventures et découvre quantité de choses fascinantes : trottoirs parsemés de sacs en plastique effrayants, petites branches intrigantes et plein d’autres choses tout aussi excitantes les unes que les autres.

Capucine croise des gens, des enfants… Elle se fait caresser, tapoter un peu la tête et se demande bien qui sont tous ces êtres étranges qui lui parlent et s’approchent d’elle souvent bien maladroitement. Tout se déroule toutefois relativement bien.

Voilà qu’une personne de race noire déambule de l’autre côté de la rue. Capucine, effrayée, jape et jape de plus belle encore. Je me dis tiens, mon chien est raciste. En fait, Capucine est née en campagne, n’a donc toujours croisé que des personnes de race blanche.

Ma petite bête a aussi japé lorsqu’elle a vu le facteur pour la première fois. Mais qu’est-ce que cet individu avec son drôle de costume ?

Petit à petit, Capucine s’est habituée à ces êtres différents, a sans doute réalisé que bon, il n’étaient finalement peut-être pas dangereux. Capucine n’est pas raciste, ni intolérante, Capucine a peur de ce qu’elle ne connaît pas.

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Autour de la table…

La soirée familiale d’hier, à l’occasion de la fête de Pâques, fut particulièrement animée lorsque nous avons discuté politique. Je vous partage donc ce résumé de nos échanges…

Autour de la table, mon conjoint, moi, ma mère et son conjoint, tous deux habitant la Montérégie (oui, là où l’ADQ l’a emporté haut la main), les enfants de son conjoint, tous deux habitant Montréal, l’un étudiant en travail social à l’université, l’autre au cégep en musique, mes deux frères et leurs conjointes, les uns habitants l’ouest de Montréal, les autres en quelque part dans le Nord, isolés dans un univers boisé paisible.

Ma mère : Elle a le coeur brisé, ne comprends pas ses concitoyens… Ses collègues de bureaux, qui trouvent pour la plupart «sympathique» ce cher Mario Dumont, quoique ce soient des gens plutôt de gauche, ne semblent même pas avoir compris l’idéologie à la base conservatrice de l’ADQ.

Comme d’autres l’ont dit avant moi, je m’explique donc bien des appuis à Mario Dumont (et il est important ici de spécifier «Mario Dumont» puisque je comprends à écouter les gens qu’ils ont voté pour lui et non pas pour son parti ni même pour le candidat de leur circonscription) par sa politicaillerie et sa démagogie tant décriées depuis des semaines.

Mon frère, musicien : Il me demande alors pourquoi je crois qu’il s’agit de démagogie, m’affirmant du même souffle que les deux autres, Charest et Boisclair, ne sont pas mieux. Quoi penser de ceci, sinon que plusieurs éprouvent le sentiment réel que Mario Dumont soit vraiment intègre, à l’écoute des gens, et défende plus que quiconque le point de vue d’une majorité citoyenne ?

Autre point surprenant et non moins intéressant, j’ai appris que certains souverainistes auraient voté pour Dumont pour la raison suivante : comme on en a marre du PQ, et si Mario Dumont était un jour élu Premier ministre du Québec, peut-être sera-t-il possible d’accéder à la souveraineté. Hein ? Et comment ? En se rivant le nez à Ottawa puisqu’il est évident que son idéal d’autonomie n’est en fait qu’utopie. Lorsque les Québécois réaliseront que vraiment, il est impossible d’obtenir davantage de pouvoirs, nous n’aurons d’autre choix que de vouloir que le Québec soit finalement indépendant. Il est à noter que Mario Dumont aurait dit, de par l’essence supposée même de son parti, soit la «démocratie», qu’il défendrait la volonté de la majorité citoyenne. Si les Québécois souhaitaient en majorité la souveraineté du Québec, il défendrait donc cette option. En théorie.

Consensus de mes frères et belles-soeurs : tous, sans toutefois dénigrer les capacités intellectuelles d’André Boisclair, croient que le chef du PQ «ne passe pas». Ils aiment : quelqu’un qui use d’un langage plus populaire, pas nécessairement populiste, on s’entend, qui soit à l’écoute de la voix citoyenne en le confirmant clairement par ses discours. Quelqu’un qui semble plus sensible, moins cérébral. C’est sans doute pourquoi le nom de Pierre Curzi circule comme prochain chef souhaité au Parti québécois…

Les jeunes étudiants nichés à Montréal : Grand esprit d’ouverture, souverainistes modérés. Besoin d’entendre un discours cohérent, allergiques à l’intolérance, et n’ont pas cette crainte de voir le Québec un jour «envahi» par les communauté culturelles. Semblent plutôt ouverts à un État laïque (que des musulmans, par exemple, se lavent les pieds dans les lavabos de l’université ne passe pas…) dans le respect des différentes cultures qui colorent le Québec contemporain.

Tous d’accord sur un point : Urgence de présenter un argumentaire étoffé pour défendre la souveraineté. Ne pas imposer un référendum en toute hâte. Bref, le Québécois vote plus souvent qu’autrement par protestation, ne veut pas se faire dire quoi faire, il veut être entendu, compris. Il veut se reconnaître dans le discours politique, à la rigueur s’identifier au politicien.

Enfin, ça a brassé disons pas mal fort hier soir, mais ce genre de tour de table m’aide toujours à pousser mes réflexions un peu plus loin…

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Dépolitiser l’enjeu de la souveraineté ?

Il est clair que le projet de souveraineté du Québec en soit un culturel et non pas politique. En ce sens, il est donc pertinent d’admettre qu’il ne peut, en aucun cas, être l’apanage d’un seul parti politique, au même titre que les enjeux économiques et sociaux tels les préoccupations environnementales, le soutien aux familles tout comme les besoins criants en santé.

Ceci étant établi, il devient clair que le Parti québécois ne peut faire du projet de pays du Québec sa seule et unique priorité. À titre comparatif, la majorité des Québécois s’entendent à dire que le Parti vert ne peut être pris au sérieux dans l’arène politique puisqu’il fait de l’environnement son unique préoccupation. Or, il est évident que tout parti politique responsable se doit de proposer un programme de gouvernance crédible et cohérent, se souciant de différents enjeux à la fois économiques, sociaux et culturels.

Si le Parti québécois adopte la «ligne dure», telle que souhaitée par M. Bernard et autres souverainistes, en proposant de tenir une élection référendaire au prochain scrutin, il risque de voir ses bases s’effondrer. Ceci pourrait être d’autant plus dangereux puisque sans tribune politique le mouvement souverainiste, à défaut de disparaître comme plusieurs le croient, risquerait davantage de se nicher dans de nouvelles formations plus ou moins radicales.

S’il est vrai que près de 40% de la population souhaite un jour voir le Québec devenir un pays, il n’en demeure pas moins que plusieurs ne souhaitent pas la tenue d’une consultation populaire prochainement. Que devons-nous en déduire, sinon que les citoyens sont à la fois, et légitimement, préoccupés par d’autres enjeux ? Ne devons-nous pas entendre et respecter cette volonté citoyenne ?

Étant donné les divisions de plus en plus notables entre les souverainistes, peut-être devrait-il y avoir une meilleure plate-forme que celle d’un parti politique pour y débattre des différends qui les opposent. Il n’en demeure pas moins que le Parti québécois soit le parti le plus apte à mener le Québec à la souveraineté par la tenue d’une consultation populaire ; c’est pourquoi il est impératif qu’il travaille d’abord à la création d’un projet de pays, l’élaboration d’une constitution, et enfin tenir un référendum dès qu’il sera clairement indiqué qu’une majorité citoyenne sera en faveur de ce projet. Ceci n’exclut pas l’implication d’autres partis tels Québec solidaire, et sans doute même l’Action démocratique du Québec si elle ne trouve ultérieurement point d’écho à ses quêtes d’autonomie à Ottawa.

Quoique d’importants changements s’imposent au Parti québécois, il est aussi nécessaire d’aborder l’enjeu de la souveraineté sous un angle différent, en prenant d’abord conscience de sa nature culturelle, et non pas ethnique ni même politique, évitant ainsi l’erreur d’en faire l’unique priorité d’un seul parti politique.

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Ce soir, j’ai mal à mon pays…

Ce soir, j’ai mal à mon pays…
Québécois, que nous avez-vous dit ?
Démocratie ?
Autonomie ?

Certains votent rouge
D’autre bleus…
Mais ce soir,
C’est le noir.

L’ombre de votre colère
Me fige, m’exaspère
À défaut d’une révolution
On tourne en rond

Comment se définir
En se terrant ainsi
Dans une pareille coquille
De haine et de mépris ?

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Billet sarcastique de Patrick Lagacé sur l’ADQ

Billet «Vive l’ADQ*» de Patrick Lagacé, lu sur son blogue. Ça dit tout. Voici mon extrait préféré :

[...]Le 26 mars, je le sais, je le sens, le peuple du Québec, en mal d’autonomie, va mettre ses culottes, il va se lever debout (et se tenir ainsi, en position verticale), il va montrer ses couilles (ou ses ovaires), il va dire NON à l’élite politico-médiatique qui nous CACHE DES CHOSES et il va élire un gouvernement adéquiste majoritaire.

Et dans quatre ans, la dette sera payée, les BS vont travailler, les syndicats seront brisés, la compétitivité du Québec sera taïwanesque, le Canadien va gagner la Coupe Stanley, les turbans vont manger des ribs à la Cage aux Sports, prier la Sainte-Flanelle comme tout le monde et les chirurgiens vont opérer. Pourquoi ? Simplement parce que pour la première fois de son histoire, le Québec aura mis ses culottes. Nous serons alors un grand importateur de culottes.

Dans quatre ans, nous repenserons à ces siècles perdus où l’ADQ était condamnée au silence et à l’incompréhension. Oui, nous y repenserons et nous rougirons de honte. Et nous serons bleus de dégoût.

N’oubliez pas. Un vote pour l’ADQ est un vote pour les culottes.

[...]

Pssst, adéquistes… «La grande noirceur», ça vous dit quelque chose ? L’Union nationale ? Conservatisme, valeurs traditionnelles québécoises, autonomise… N’avons-nous donc rien retenu de notre histoire ? Jeunes adéquistes, avant de voter le 26 mars prochain, de grâce, renseignez-vous un peu à ce sujet, frissons garantis !!!

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L’ingérence du gouvernement fédéral

Allons-nous voter avec un «gun» sur la tempe ?

Lisez cet article, sur Cyberpresse. En voici un extrait :

Harper ne négociera qu’avec un gouvernement fédéraliste
Presse Canadienne
Ottawa

Stephen Harper promet de négocier avec Québec une limite au pouvoir de dépenser d’Ottawa ou un transfert de points d’impôt, mais sa promesse ne tient que si les Québécois élisent un gouvernement fédéraliste le 26 mars.

[...]

«Nous sommes toujours prêts à considérer des possibilités [à propos d'autres moyens de corriger le déséquilibre fiscal], mais à la fin, pour avoir de telles relations fiscales avec les provinces, il est nécessaire d’avoir un gouvernement fédéraliste à Québec, un gouvernement qui respecte les champs de compétence des provinces, ici, à Ottawa», a ajouté M. Harper.
[...]

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La «première priorité» de Jean Charest

Chers politiciens, de grâce, prenez ceci en considération.

Je me suis interrogée sur l’expression «première priorité» souvent utilisée par Jean Charest et ses acolytes. J’ai donc écrit à M. Paul Roux, conseiller linguistique et chroniqueur de langue (La Presse et Cyberpresse) et lui ai demandé s’il s’agissait d’un pléonasme. Voici sa réponse :

«Parler de la première priorité, comme on le fait souvent, est effectivement un pléonasme. Ce dernier nous vient sans doute de l’anglais, qui emploie la locution first priority. Il arrive, il est vrai, qu’il y ait plus d’une priorité. Dans ce cas, on qualifie d’absolue la principale priorité.

• La santé est la priorité absolue du gouvernement libéral.

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